Mythologie Irlandaise


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Peuple Indo-européen, les Celtes ont émigré depuis l’est de l’Europe au cours du second millénaire avant notre ère. Lors de leur expansion maximale, ils occupaient toute l’Europe depuis l’Espagne jusqu’à la Turquie actuelle. Puis ils se sont retirés, autour de 200 avant notre ère, dans les territoires les plus à l’ouest : la Bretagne en France, l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande et l’ouest de l’Écosse.

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« Le dieu qu’ils révèrent surtout est Mercure ; ses statues sont nombreuses. Les Gaulois le considèrent comme l’inventeur de tous les arts, le guide dans les chemins et les voyages ; ils lui attribuent une très grande influence sur les gains d’argent et sur le commerce. Après lui viennent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. De ceux-ci ils ont presque la même opinion que les autres nations : Apollon chasse les maladies ; Minerve instruit les débutants dans les arts et les métiers ; Jupiter a l’empire du ciel ; Mars à celui de la guerre. Quand ils ont résolu de livrer bataille, ils lui consacrent d’avance par un vœu, le butin qu’ils comptent faire…  »
César, De Bello gallico Livre 6 § VXIII

 

Les celtes païens ont laissé peu de traces écrites : lois, traditions et croyances religieuses étaient principalement transmises de façon orale. Notre connaissance de la culture celte est donc essentiellement basée sur les témoignages d’auteurs classiques grecs et romains, sur quelques vestiges archéologiques, et sur des écrits irlandais et gallois plus tardifs.

 

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Incapables de comprendre les coutumes celtiques, les Anciens cherchèrent à justifier la conquête de leurs territoires en décrivant les Celtes comme des barbares indisciplinés avides de violence et se livrant à des rituels sauvages. Leurs récits sont donc peu crédibles, même si certaines de leurs observations ont été corroborées par des découvertes archéologiques.
La mise au jour de nombreux objets celtiques a permis aux chercheurs d’obtenir une vision différente de celle décrite par les auteurs gréco-romains. De fait, les Celtes formaient un peuple d’une grande intelligence et d’une grande richesse, dont les qualités artistiques et techniques demeurèrent inégalées dans l’Europe préhistorique.

Écrits après la chute de l’Empire romain et traitant uniquement de régions extérieures à l’Europe celtique préromaine, les textes irlandais et gallois sont de peu d’utilité pour comprendre la mythologie des Celtes païens. Malgré tout, ces récits compilés par des moines ont un intérêt propre et nous éclairent sur la façon dont certaines traditions mythologiques ont inspiré les romans arthuriens de l’époque médiévale.

  • Le cycle d’Ulster, ou cycle de la Branche Rouge, décrit les héros et rois de l’Irlande protohistorique et l’intervention coutumière des dieux. La Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley) est le récit le plus important qui raconte l’invasion de l’Ulster par la reine Medb et les exploits de Cuchulainn.

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  • Le cycle mythologique, dont le texte principal est le Cath Maighe Tuireadh (« Bataille de Mag Tured »), centré sur la lutte que livrent les dieux Tuatha Dé Danann aux Fir Bolg (première bataille de Mag Tuired), puis aux Fomoires (seconde bataille). Autre texte important Tochmarc Etaine (« La Courtise d’Etain »), consacré à la déesse Étain. A ce cycle, il faut associer les Immrama.

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  • Le cycle Fenian ou cycle de Finn est consacré aux aventures de Finn Mac Cumaill, de son fils Oisin et sa troupe de guerriers, les Fianna Éireann.

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  • Le cycle historique ou cycle des rois est composée d’annales légendaires. Le texte le plus important est le Lebor Gabála Érenn (« Livre des conquêtes d’Irlande ») qui rapporte « l’Histoire » des invasions de l’Irlande (notamment celle des dieux, les Tuatha Dé Danann), depuis le déluge jusqu’à l’arrivée des ancêtres mythiques des Gaëls.

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