ALCOCK & BROWN


ALCOCK & BROWN

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John Alcock

John Alcock est né le 5 novembre 1892 à Manchester, en Angleterre. Le vol commence à l’intéresser dès l’âge de 17 ans. Titulaire du brevet de pilote le 26 novembre 1912, il devient pilote expérimenté pendant la Première Guerre mondiale ; touché pendant un raid aérien, il est fait prisonnier dans les geôles turques. Après la guerre, Alcock continue sa carrière d’aviateur et s’attaque au défi de la première traversée de l’Atlantique, défi pour lequel une récompense de 10 000 livres anglaises est promise par le Daily Mail (journal londonien). Il perd la vie dans un accident d’avion le 18 décembre 1919[1].

Arthur Whitten Brown

Arthur Whitten Brown nait à Glasgow, en 1886. Il commence une carrière d’ingénieur avant la Première Guerre mondiale. Brown devient prisonnier de guerre, après avoir été descendu au-dessus de l’Allemagne. Libéré et de retour en Grande-Bretagne, Brown continue de développer ses talents en navigation aérienne. Pendant la visite de la firme aéronautique de Vickers, on lui demande s’il veut être le navigateur du vol transatlantique pour lequel John Alcock a déjà été choisi comme pilote.

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Le capitaine John Alcock et le lieutenant Arthur Whitten Brown

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Aéroport de Londres (Heathrow)

Pour se rendre sur le site de « l’atterrissage » d’ALCOCK & BROWN prendre la direction de Ballyconneely à la sortie de Clifden. La parenthèse est nécessaire car les deux aviateurs (voir photo plus loin) ont cassé du bois en arrivant. Longer la côte et tourner à droite (c’est indiqué.) Le site, sans être exceptionnel, situe l’endroit où les  britanniques John Alcock et Arthur Whitten Brown ont terminé le premier vol sans escale transatlantique en 1919.

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Le Vickers Vimy au départ de Terre-Neuve

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Le Wickers exposé à Londres

Partis de Terre-Neuve, le 14 juin 1919 en fin d’après-midi, et transportant avec eux quelques sacs de courrier leur objectif était de rallier l’Europe d’un seul trait. Ils ont touché terre à Clifden à 8 h 40 le 15 juin après avoir parcouru les 3500 km en 15 heures 57 minutes, à une vitesse moyenne de 220 km/h.

Ce vol, à cause des conditions climatiques exécrables a bien été à deux doigts de tourner à la catastrophe. Le brouillard mais surtout la neige et la glace ont obligé des sorties sur les ailes du lieutenant Brown sur les ailes pour dégager les entrées d’air des moteurs.  L’arrivée la maîtrise du pilote (le capitaine ALCOCK) a sauvé malgré des conditions de visibilité réduites.

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L’avion après son « atterrissage » dans la tourbière irlandaise

 

En fait, la tentative d’atterrissage a eu lieu dans une tourbière (bog) de la campagne irlandaise. Ce sont donc eux qui, huit ans avant Lindbergh, ont réussi la première traversée transatlantique sans escale en avion. Cet exploit leur a valu d’être récompensé par Winston Churchill. Ils ont été faits chevaliers au palais de Buckingham par le roi George V quelques jours après. Une prouesse injustement oubliée.

Le « Alcock and Brown Landing Site » est donc un lieu commémoratif situé aux abords de Clifden. Un monument blanc en forme de dôme marque leur point exact de leur atterrissage.

En hommage, un second mémorial en forme d’un empennage a été érigé sur la colline Errislannan, à moins de 2 km au nord de la zone d’atterrissage officielle. Il est situé dans l’axe de leur arrivée sur le sol irlandais et pointe directement sur l’autre monument.

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